Chute de cheveux saisonnière : mythe ou réalité ?

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Chaque automne, c’est la même inquiétude. La brosse se remplit, la douche laisse plus de cheveux que d’habitude, et la question revient : la chute de cheveux automne est-elle réelle, ou seulement dans notre tête ? La réponse est rassurante. Cette chute existe, elle est documentée, et dans la grande majorité des cas elle reste parfaitement normale.

Chez Nelet France, nous l’abordons avec l’expertise pharmaceutique du Dr Jean-Michel Nelet, pharmacien. Pas de promesse excessive : comprendre le cycle pilaire, c’est déjà retrouver la sérénité. Et soutenir ses cheveux au bon moment, c’est agir vraiment.

En bref

  • La chute de cheveux saisonnière est un phénomène réel, lié au cycle pilaire et au raccourcissement des jours.

  • Perdre 50 à 100 cheveux par jour est normal ; ce nombre peut doubler en période de chute saisonnière.

  • La perte visible apparaît 2 à 3 mois après le pic de cheveux en phase de repos, atteint vers juillet.

  • On soutient le bulbe : on ne promet pas de repousse. Un avis médical s’impose si la chute dure ou s’accompagne de signes inhabituels.

 

La chute de cheveux automnale existe-t-elle vraiment ?

Oui. Ce n’est pas une légende familiale transmise de génération en génération. La chute de cheveux automne correspond à une réalité biologique, observée depuis longtemps par les dermatologues comme par les pharmaciens.

Chaque follicule suit son propre rythme, en trois temps : la phase de croissance, la phase de repos, puis la chute. Ce cycle pilaire n’est pas linéaire toute l’année. Il varie avec la lumière, la température et nos rythmes biologiques. À l’automne, davantage de follicules arrivent au terme de leur repos – et le cheveu tombe.

Ce que dit la recherche sur le cycle pilaire saisonnier

Les données sont solides. Une étude portant sur 823 femmes suivies sur six ans a montré que la proportion de cheveux en phase de repos atteint son maximum en été, avec un second pic plus discret au printemps. Une autre série, portant sur 2 857 trichogrammes, a observé davantage d’effluviums télogènes entre juillet et octobre.

Autrement dit, le phénomène est saisonnier, mais il suit une courbe, il ne surgit pas brutalement. Chez certaines personnes, la chute passe presque inaperçue ; chez d’autres, elle est nettement plus visible. Les deux situations peuvent être normales.

Le décalage de 2 à 3 mois qui explique tout

Voici la clé de tout. Le pic de cheveux en phase de repos est atteint vers juillet. Or un cheveu ne tombe pas immédiatement : il reste ancré plusieurs semaines avant de céder. C’est ce décalage de 2 à 3 mois qui explique pourquoi la chute devient visible en septembre, en octobre ou en novembre.

Vous ne perdez donc pas les cheveux poussés cet été. Vous perdez ceux qui sont entrés en repos il y a deux à trois mois. Une fois ce mécanisme compris, la chute de cheveux saisonnière devient beaucoup moins angoissante.

Combien de cheveux perd-on normalement ?

La perte physiologique se situe entre 50 et 100 cheveux par jour. C’est la référence retenue par les dermatologues, et elle surprend souvent : nous perdons bien plus de cheveux que nous ne l’imaginons.

En période de chute saisonnière, ce chiffre peut temporairement doubler. Il est donc normal de retrouver davantage de cheveux sur l’oreiller ou dans la douche à l’automne. Cette chute de cheveux normale reste diffuse, répartie sur l’ensemble du crâne, et surtout temporaire : elle s’atténue en quelques semaines.

Chute saisonnière ou alopécie : comment faire la différence

Distinguer une chute saisonnière d’une alopécie qui nécessite un avis médical est essentiel. Voici les repères simples que nous donnons au comptoir.

Les signes d’une chute normale

  • Une perte diffuse, sur toute la tête, sans zone dégarnie.

  • Un début en septembre-octobre, après un été bien rempli.

  • Une chute qui s’atténue spontanément en quelques semaines.

  • Un cuir chevelu confortable, sans douleur ni démangeaison.

Les signaux qui doivent alerter

  • Une chute qui persiste plusieurs mois sans ralentir.

  • Des plaques dégarnies, rondes ou irrégulières.

  • Une perte localisée sur le devant ou le sommet du crâne.

  • Un cuir chevelu douloureux, rouge, irrité ou qui pèle.

  • Chez la femme, une chute associée à des règles irrégulières ou à une pilosité inhabituelle.

Quand consulter

En cas de doute, consultez votre médecin traitant, qui pourra vous orienter vers un dermatologue si nécessaire. Une chute inhabituelle par son intensité, sa durée ou sa localisation mérite un avis médical – non pas pour s’inquiéter, mais pour agir au bon moment.

Les autres causes de chute à ne pas négliger

Toutes les chutes ne sont pas saisonnières. Plusieurs facteurs peuvent se cumuler avec l’automne et intensifier la perte de cheveux.

Le stress et la fatigue

Un stress important, un deuil, une maladie fébrile ou un sommeil dégradé peuvent déclencher un effluvium télogène. Là encore, la chute apparaît 2 à 3 mois après l’événement. L’automne, période de reprise et de fatigue accumulée, favorise ce terrain. Chez les adolescents, la rentrée cumule stress, fatigue et bouleversements hormonaux : ce même contexte nourrit les préoccupations de peau que nous détaillons dans nos articles sur l’acné de la rentrée et le déodorant ado.

Les carences nutritionnelles

Fer, zinc, vitamine D, protéines : le cheveu est exigeant. Une alimentation déséquilibrée, un régime restrictif ou des carences non détectées affaiblissent le bulbe. Un bilan sanguin, prescrit par un médecin, permet d’y voir clair. Cette période de cheveux qui tombent automne est aussi le bon moment pour renforcer l’apport en nutriments clés.

Les déséquilibres hormonaux

Grossesse, post-partum, ménopause, troubles thyroïdiens, syndrome des ovaires polykystiques : les hormones influencent directement le cycle pilaire. Quand la chute s’installe, un bilan hormonal peut être pertinent. Rien ne remplace l’avis d’un médecin sur ce terrain.

Comment soutenir ses cheveux pendant la chute saisonnière

Nous ne stoppons pas un phénomène saisonnier par un produit. Mais nous pouvons accompagner le bulbe, limiter la casse et favoriser une pousse harmonieuse. Voici un protocole réaliste.

Une routine de lavage adaptée

Espacer les lavages n’a rien d’utile : les cheveux qui doivent tomber tomberont de toute façon. Mieux vaut un rythme régulier, deux fois par semaine, avec des formules douces et de haute tolérance. Après le shampoing, appliquez un baume restructurant sur les longueurs : il scelle la fibre, apporte éclat et douceur, et limite la casse mécanique lors du coiffage. Si votre cuir chevelu est gras, un shampoing régulateur de sébum rétablit l’équilibre sans agresser.

Les actifs qui soutiennent le bulbe

Certains actifs ont toute leur place dans une routine de soutien. Un shampoing anti-chute à l’ortie associe l’ortie, le houblon, l’adénosine, l’arginine et la carnitine pour fortifier le bulbe et favoriser la pousse. Le geste compte : deux lavages par semaine, en double application, avec une pose de 2 à 3 minutes avant de rincer. On parle ici d’un soin ciblé, formulé sous contrôle pharmaceutique, avec une réelle exigence de sécurité cutanée.

C’est un soutien, pas une transformation. Nous préférons la transparence : ce soin aide à ralentir la perte et à favoriser la pousse, il ne fait pas repousser les cheveux à lui seul.

L’alimentation et les compléments

Côté assiette, misez sur les protéines, les légumineuses, les fruits à coque et les aliments riches en fer et en zinc. En complément d’une alimentation équilibrée, des capsules cystine et méthionine apportent les acides aminés soufrés qui participent à la structure de la kératine. C’est un accompagnement de fond, à intégrer sur plusieurs mois.

Comptez 3 à 6 mois pour observer un bénéfice réel : les cheveux poussent selon leur propre calendrier, pas selon le nôtre. Découvrez la gamme capillaire Nelet pour construire votre routine, du lavage au soutien du bulbe, quelle que soit l’origine de la chute.

Dr Jean-Michel Nelet, Pharmacien

« Comment différenciez-vous au comptoir un effluvium télogène d’une alopécie débutante ? »

En tant que pharmacien, la chute de cheveux est une demande dermo-cosmétique majeure au comptoir qui nécessite une écoute attentive et une rigueur d’analyse clinique.

Voici les critères simples d’observation clinique que j’utilise pour différencier ces deux situations :

1. L’analyse clinique au comptoir

  • La durée et la cinétique de la chute : L’effluvium télogène se caractérise par une chute de cheveux aiguë, soudaine et massive, survenant généralement 2 à 3 mois après un facteur déclenchant (stress, changement de saison, fatigue, accouchement). L’alopécie (notamment androgénétique) s’installe de manière progressive et insidieuse sur plusieurs mois ou années.

  • Le caractère diffus vs localisé : Lors d’un effluvium télogène, la perte de densité est globale et homogène sur l’ensemble du cuir chevelu. Dans le cas d’une alopécie débutante, la perte est localisée, touchant prioritairement des zones cibles : les golfes temporaux et le sommet du crâne chez l’homme, ou l’élargissement de la raie centrale chez la femme.

  • La qualité du cheveu et signes associés : L’effluvium télogène conserve généralement un diamètre de cheveu constant. À l’inverse, l’alopécie se traduit par une miniaturation progressive du cheveu (le cheveu repousse plus fin, plus court). Il convient également de vérifier l’absence de plaques dégarnies nettes, de signes d’inflammation ou de cuir chevelu douloureux (trichodynie).

2. Le seuil d’orientation médicale

En tant que professionnel de santé, si un soin dermo-cosmétique ciblé permet d’accompagner l’effluvium télogène, une prise en charge médicale s’impose dans les cas suivants :

  • Durée prolongée : Une chute persistant au-delà de 6 mois sans amélioration.

  • Atteinte localisée ou atypique : Prescriptions de plaques totalement dégarnies (suspectant une pelade), zones cicatricielles ou inflammation sévère du cuir chevelu.

  • Signes systémiques associés : Présence d’une fatigue intense non expliquée, de signes d’hyperandrogénie (pilosité inhabituelle, acné sévère) ou de troubles du cycle.

Dans ces situations, je réoriente systématiquement le patient vers son médecin traitant ou son dermatologue pour effectuer un bilan biologique et établir un diagnostic médical approfondi.

« À quel moment conseillez-vous un bilan sanguin ? »

1. Les situations et marqueurs clés à explorer

Une prise de sang permet d’identifier ou d’écarter des carences ou des dérèglements systémiques qui impactent directement le cycle pilaire :

  • Le bilan martial (Bilan en fer & Ferritine) : Indispensable, en particulier chez la femme. Une baisse des réserves en fer (même sans anémie franche) est l’une des causes majeures d’effluvium télogène.

  • Le bilan thyroïdien (Dosage de la TSH) : À réaliser au moindre doute, notamment en présence de symptômes associés (fatigue inexpliquée, variations de poids, friosité). Les dysfonctionnements thyroïdiens (hypo ou hyperthyroïdie) altèrent significativement la qualité et la pousse du cheveu.

  • La vitamine D et les folates (Vitamine B9/B12) : Utiles à vérifier en cas de terrain carencé ou de régime alimentaire particulier, ces éléments jouant un rôle clé dans le renouvellement cellulaire du follicule pileux.

  • Le bilan hormonal : En présence de signes d’hyperandrogénie (acné, irrégularités du cycle menstruel, pilosité inhabituelle), pour orienter la recherche vers un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ou un déséquilibre hormonal.

2. Le délai d’exploration recommandé

  • Si la chute persiste au-delà de 3 à 6 mois : Lorsque la perte de cheveux dépasse ce délai sans tendance à la stabilisation, l’exploration biologique devient nécessaire.

  • Si la chute est soudaine mais accompagnée de signes généraux : En cas de grande asthénie, de perte de poids brutale ou de contexte post-partum/post-pathologie marqué, le bilan peut être préconisé sans attendre.

En tant que professionnel de santé, si un rituel dermo-cosmétique ciblé accompagne idéalement le cuir chevelu au quotidien, la prescription du bilan sanguin relève du médecin traitant ou du dermatologue. C’est ce bilan qui permettra d’adapter parfaitement la prise en charge globale avec une sécurité absolue.

« Que répondez-vous à une patiente qui attend une repousse ? »

En tant que pharmacien, ma priorité au comptoir est de vous apporter une réponse honnête et scientifique. Voici la position claire de notre laboratoire :

  1. Le rôle réel du soin dermo-cosmétique : Un soin capillaire cible le bulbe pour le nourrir, renforcer l’ancrage de la fibre et créer un environnement propice à la santé du cheveu.

  2. La position de la marque : Aucun soin dermo-cosmétique ne peut légitimement promettre une « repousse » miraculeuse. Nous refusons les fausses promesses : le cosmétique accompagne le cycle pilaire, il ne recrée pas de follicules disparus.

  3. Le temps de la biologie : Le cycle du cheveu est long. Pour observer un bénéfice réel sur la densité et la vitalité, une routine rigoureuse et régulière de 3 à 6 mois minimum est indispensable.

 

FAQ

Oui, dans la plupart des cas. Il s’agit d’un phénomène saisonnier lié au cycle pilaire, qui s’atténue spontanément en quelques semaines.

Elle débute généralement en septembre-octobre et dure de deux à huit semaines. Au-delà de trois mois, mieux vaut consulter.

On ne bloque pas un phénomène saisonnier. On peut en revanche soutenir le bulbe avec des actifs adaptés et une alimentation équilibrée.

Non. Ils soutiennent la pousse et la structure du cheveu. Aucun complément ne garantit à lui seul une repousse.

 

 

Sources utiles

Les conseils du Dr Nelet, pharmacien

Parce que soigner sa peau commence par la comprendre.

Le Dr Jean-Michel Nelet, pharmacien et fondateur de Nelet France, partage ici son expertise dermo-cosmétique : des conseils fondés sur la science, formulés pour les peaux les plus exigeantes. Hydratation, anti-âge, actifs brevetés, protection solaire – chaque article est rédigé avec la rigueur d’un laboratoire pharmaceutique européen et la bienveillance d’un pharmacien à votre écoute.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

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